Kazan - Partie VII

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Bill

Kazan - Partie VII

Messagepar Bill » sam. déc. 01, 2007 12:01 am

VII. Place Toukaï, rue de St-Pétersbourg et au-delà


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Tout en haut de ces marches, qui descendent vers la rue Boutliérov, se trouve l'entrée de l'Institut d'économie et de finances de Kazan (Казанский государственный финансово-экономический институт (КГФЭИ), ул. Бутлерова, 4). Cet impressionnant bâtiment dominant la place Toukaï, avec sa colonnade et son large escalier, a été construit à la fin des années 1930 sur un projet de l'architecte I.I. Savitski. L'institut a été créé en 1931 sur la base de la faculté d'économie de l'Université d'Etat de Kazan Oulianov-Lénine. C'est aujourd'hui une école supérieure (sept facultés) qui prépare des spécialistes en management, comptabilité, audit, finances et économie au niveau national comme international (délivrant l'équivalent européen du diplôme MBA). Elle est étroitement liée à d'autres écoles supérieures de la Fédération de Russie comme l'Académie des Finances et l'Académie russe d'Economie Plékhanov de Moscou, l'Université d'Economie et de Finances de St-Pétersbourg et d'autres écoles supérieures à l'étranger. L'institut possède son propre musée d'histoire créé en 1997.


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Dans le prolongement de la rue Baouman, de l'autre côté de la place Toukaï, la rue de Saint-Pétersbourg (autrefois rue Sverdlov), piétonne sur 560 mètres, a été inaugurée lors des célébrations du millénaire de la ville en août 2005. A sa conception et à son embellissement, un cadeau fait à la ville de Kazan par les habitants de la grande cité sur la Neva (150 millions de roubles), ont participé des architectes et des artistes des deux villes. La rue est en effet, en quelque sorte, une réplique en miniature de l'ancienne Palmyre du nord. On y retrouve des ornements familiers de la Strelka (la pointe) de l'île Vassilievski ou des quais et des rues de la Saint-Pétersbourg. Ainsi, les pavés de marbre sombre de la rue (7 mètres de large) évoquent le cours du fleuve Neva que franchissent trois petits ponts répondant aux noms de « Moïka », « canal Griboïédov » et « Fontanka »... rejoignant de part et d'autre des trottoirs en marbre clair (qui représentent les célèbres « quais » de granit bien sûr). Les candélabres et canons en bronze, les fontaines, et autres griffons des bancs du décor ne dépayseront pas le visiteur venu de l'ancienne capitale des tsars. Sur le monument ci-dessus est représenté la galère « Tver » sur laquelle la tsarine Catherine II avait pris place pour rejoindre Kazan via le fleuve Volga lors d'une visite effectuée ici en 1767 (модель галеры «Тверь», на которой Екатерина I прибыла в Казань в 1767 году, на пешеходной Петербургской улице). L'ancre au pied du pylône n'est autre que le symbole héraldique de Saint-Pétersbourg. Un peu plus loin, une rotonde plantée au milieu de la rue représente le dôme de la fameuse cathédrale Notre-Dame-de-Kazan (située sur la perspective Nevski).

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La galère Tver représentée sur un tableau d'Alexandre Beggrov (1879). Dans la réalité, le navire faisait 39 m de long, 7,65 m de large pour une hauteur maximale de 7 m. Mis à l'eau dans les cales du chantier naval de Tver en avril 1767. Construit en bois de pin et de chêne avec des ornements en tilleul et bouleau (dont des sculptures dorées de Poséidon, de tritons et autres figures de la mythologie marine). Navire amiral de la flottille de l'impératrice Catherine II lors de son voyage vers Kazan (et d'autres villes sur la Volga). Après son séjour, la tsarine ordonna que la galère Tver soit confiée à l'Amirauté de Kazan. Devenu musée, la nef du XVIIIe siècle fut conservée dans un état remarquable pendant près de deux siècles avant de disparaître à tout jamais dans l'incendie du pavillon où elle était abritée en 1956.

Initialement, il avait été projeté d'installer au début de la rue, au centre d'une place à l'allure du « Champ de Mars », un buste de 2 mètres de haut de Pierre le Grand, mais c'était sans compter sur la susceptibilité de certaines associations nationalistes et autres politiciens qui se souviennent ici du grand tsar comme étant « un colonisateur barbare » et « le père du génocide du peuple tatar » (lors des guerres et campagnes qu'il mena durant son règne contre les populations autochtones pour le rétablissement de la domination et de la souveraineté russe, notamment vers le sud de l'Empire, puis les lourdes contributions — matérielles, financières et humaines — auxquelles ces mêmes peuples furent soumis, objectifs que poursuivra d'ailleurs Catherine II). Finalement, pour faire taire la polémique, il a été décidé de remplacer le buste de Pierre le Grand par celui, plus consensuel, d'un défenseur du peuple Tatar (et lui-même de sang tatar par ses parents), l'historien, ethnologue et philosophe Lev Goumiliov (Николай Николаевич Гумилёв, 1912-1992), fils de Nikolaï Goumiliov et Anna Akhmatova, deux grands poètes russes. Sur le piédestal du monument à Goumiliov (une oeuvre du sculpteur Vladimir Demtchenko) sont écrits ces mots du philosophe : «Я русский человек всю жизнь защищал татар от клеветы...» (« Moi le Russe, j'ai toute ma vie défendu le peuple Tatar contre la calomnie... »).

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L'idée de créer un parc dans le centre historique de la ville, non loin de la berge du lac Kaban, date de 2002. Initialement prévu pour s'étendre de la rue Pouchkine à la place Vakhitov, son territoire a finalement été dans un premier temps réduit d'un facteur 3 pour occuper une surface encore conséquente de 5,6 hectares. Le parc du Millénaire (Парк Тысячелетия Казани) a ainsi été aménagé en un temps record et inauguré en août 2005 à l'époque des célébrations qui ont enflammées Kazan. L'espace du parc a été conçu en différentes zones : au centre, « l'avenue du Millénaire » et « le Carrefour » symbolisant la position de la cité au croisement des voies commerciales entre l'Est et l'Ouest et tout autour, des jardins organisés de façon thématique (« la Naissance », « l'Orient », « la Tristesse », « Maïdan », « l'Amour »...) dont la floraison varie en fonction des essences plantées. Les arbres sont encore jeunes... mais on en promet 1000 ! Au cœur du parc jaillit une grande fontaine dont les jets jaillissent de la gueule de dragons-serpents zilant (le symbole héraldique de la cité) et du fameux chaudron culinaire kazan (qazan) dont l'étymologie tatare pourrait être, selon une ancienne légende, à l'origine du nom de la ville. C'est la plus grande fontaine urbaine avec un diamètre de 36 mètres et des jets pouvant atteindre la hauteur de 17 mètres (on peut jeter des pièces de monnaie dans son bassin pour être certain de revenir un jour ici...). Le parc est entouré d'une grille décorative aux motifs d'inspiration nationale, elle aussi ornée du zilant.

Au bord d'une allée radiale se trouve le monument au poète et philosophe bulgaro-tatar Koul Gali qui vécut ici au début du XIIIe siècle et mourut lors de l'invasion de la région par l'armée de Gengis Khan vers 1236. Sa pensée et ses écrits, empreints d'humanisme et de sagesse, ont profondément influencé la culture littéraire des peuples Bachkir, Kazakh, Ouzbek ou Turkmène. Cette statue en bronze de 4 mètres de haut a été conçue pas les sculpteurs Andréï Balachov, Assia Minoulina et l'architecte Rosalie Nourgaléïev (памятник булгаро-татарскому поэту, просветителю и гуманисту Кул Гали (Кол Али) в парке Тысячелетия Казани).

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(© 2005 info.tat.center.ru)

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Vue du parc du Millénaire, la grande arène sportive « Basket-Hall » inaugurée en 2003 peut abriter jusqu'à 7500 spectateurs qui peuvent, par exemple, y assister aux matches de l'équipe locale « Ouniks » dans le championnat national de Superligue A de basket-ball (Баскетбольное спортивное сооружение «Баскет-холл», Спартаковская, 1). Ce complexe sportif — le premier dédié de ce type en Russie et l'un des tous meilleurs en Europe —, a été imaginé par le designer V.P. Loginov et l'architecte E.I. Prokofiev. Il comprend un grand bâtiment central de forme octogonale à cinq niveaux, aux larges vitres colorées bleu foncé avec huit piliers beige clair (coiffés chacun d'un énorme ballon de basket) supportant l'immense dôme au-dessus de la grande salle, et un bâtiment annexe sur trois niveaux abritant une petite salle d'entraînement (1500 places) et des locaux administratifs et de service. On y trouve toutes les commodités de ce type de complexe : foyer, vestiaires, salle de presse, centre médical, salles de repos, de jeux, bar, restaurant, saunas.... En dehors des joueurs de basket (Ouniks, Ouniks-2), y jouent aussi les équipes de volley-ball (Dinamo-Tattransgaz chez les garçons, Kazanotchka chez les filles), de handball (KAI-Zilant) et de football indoor (Privolzhanine). Y sont également régulièrement organisées d'autres compétitions sportives (en gymnastique, boxe, lutte...). Avec quelques aménagements, le bâtiment peut être utilisé comme salle de spectacle et de concert (Patricia Kaas est venue y chanter...) ou comme centre de conférence et d'exposition.

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A deux pas du Basket-Hall se dressent deux temples en brique rouge qui appartiennent à l'Eglise orthodoxe russe vieille-ritualiste (église non canonique, traditionaliste, de rite orthodoxe vieux-croyants). La première église, située au n° 81 de la rue Ostrovski (photo ci-dessus), est consacrée à l'Icône-de-la-Vierge-de-Kazan (храм во имя Казанского образа Пресвятыя Богородицы Pусской православной старообрядческой церкви, ул. Островского, 81). La seconde (ci-dessous), en restauration depuis des années, est la cathédrale de l'éparchie de Kazan-Viatsk (dite de l'Intercession) située à l'angle des rues Oulianov-Lénine et Péterbourgskaïa et dont la construction remonte à 1909 (кафедральный собор Казанско-Вятской епархии Pусской православной старообрядческой церкви (Покровская церковь), ул. Ульянова-Ленина, 11). Cette dernière, logée dans un coin de verdure au pied de la colline, est très impressionnante avec ses gros oignons noirs.

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Un peu plus loin, au carrefour des rues de Saint-Pétersbourg, Kalinine et Loukovski, s'élèvent plusieurs édifices intéressants. Au n° 55 de l'ancienne rue Sverdlov (auparavant 2e-Prolomnaïa), se dresse la « Maison des Officiers » (Дом офицеров казанского гарнизона, Петербургская ул., 55б) -- à ne pas confondre avec l'ancien bâtiment du même nom (bien plus prestigieux) devenu aujourd'hui l'Hôtel de Ville, place de la Liberté. C'était le cinéma « La Victoire » (Pobeda) à l'époque soviétique (construit en 1958 à la place d'un ancien marché), devenu de nos jours un centre culturel, un lieu de concerts et d'expositions et le siège de quelques commerces.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, ce faubourg ouvrier de Kazan était connu de ses habitants sous le nom de « Soukonka ». En effet, c'est tout près d'ici qu'à l'époque de Pierre le Grand fut construite une manufacture textile tissant la laine. Déficitaire, cette usine fut cédée dans les années 1720 au riche entrepreneur Ivan Mikhliaïev qui possédait localement déjà quelques affaires florissantes dans ce domaine (nous avons déjà parlé de ce personnage à propos de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul). Autour de la fabrique s'installèrent les ouvriers et leurs familles et ce quartier prit naturellement le nom populaire de faubourg des drapiers -- Soukonnaïa sloboda (Суконная слобода) --, zone urbaine qui fut longtemps malfamée et un repaire de vagabonds et de brigands (à la fin du XIXe siècle, F. Chaliapine, qui vécut quelque temps dans ce coin, écrivait : « De l'autre côté du lac Kaban, le paisible quartier tatar, et de l'autre, ici, toute la nuit les gens qui boivent et se bagarrent... »). Après la mort de Mikhliaïev et les incendies qui ravagèrent la ville en 1746 et 1749, la fabrique textile fut reconstruite (les vestiges de ce bâtiment en brique sont visibles à la hauteur du n° 52 de la rue -- le siège actuel du Tatvoïenkomat ou Commissariat militaire du Tatarstan). Au moment de la révolte de Pougatchev, en 1774, le quartier fut en partie épargné de la destruction, peut-être parce que le cosaque y avait trouvé des partisans. Mais lorsque l'insurrection fut réprimée, les exécutions furent ici féroces. A. Pouchkine viendra y faire un tour lors de son enquête sur cette affaire. Les derniers propriétaires de la manufacture, la famille Ossokine, ont conservé la fabrique en fonctionnement jusqu'en 1881. A partir des années 1830, ici commencèrent à s'établir quelques hôtels, des auberges, des cabarets et même de belles demeures privées. A différentes époques y vécurent de futures célébrités comme M. Gorki, V. Molotov, S. Djougachvili, F. Chaliapine (dans son enfance, ce dernier, adolescent, chanta dans le chœur de l'église de la Descente-du-Saint-Esprit, l'actuel bâtiment du Théâtre des marionnettes visible de l'autre côté de la rue -- vue suivante) et d'autres encore. Le faubourg des drapiers est aujourd'hui un quartier du centre ville et la manufacture n'est plus qu'un lointain souvenir... mais dans les conversations des habitants de l'ancienne rue Sverdlov, on peut encore entendre le mot Soukonka ! Last but not least, au bout de la rue de Saint-Pétersbourg, au croisement avec la rue Espéranto, on a récemment construit (2005) la station souterraine Soukonnaïa sloboda de l'unique ligne de métro dont la décoration stylisée rappelle le faubourg marchand des drapiers du XIXe siècle.


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De l'autre côté du carrefour, faisant quasiment l'angle entre les rues de Saint-Pétersbourg et Loukovski, se trouve le Théâtre des marionnettes « Ekiyat » (Татарский государственный театр кукол «Экият», ул. Луковского, 21) aisément reconnaissable par sa façade bleu-clair et ses décors. Juste à côté (à droite), se trouve le Commissariat militaire d'où, parfois, des attroupements d'adolescents et de familles dans la rue. Des dizaines de spectacles ont été montés dans ce théâtre depuis sa création en 1934 (basés sur des contes populaires du monde entier ou des sujets historiques). Une centaine de personnes y travaillent, dont une trentaine de comédiens qui s'expriment en russe ou en tatar et animent de magnifiques marionnettes classiques ou modernes.

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Le Théâtre des marionnettes « Ekiyat» -- ancienne église de la Descente-du-Saint-Esprit (photo © 2006 nordprod).

Comme on peut le deviner, cet édifice est celui d'une vieille église qui a bien sûr perdu son clocher et tous ses attributs religieux après la révolution, en l'occurrence l'église consacrée à la Descente-du-Saint-Esprit de l'ancien faubourg Soukonnaïa (des drapiers) élevée en 1735 et dans laquelle chanta le jeune Fiodor Chaliapine à la fin du XIXe siècle (здание бывшей церкви Сошествия святого духа в Суконной слободе). Il est question, depuis quelques années déjà, de construire un nouveau bâtiment dans le centre ville pour reloger le théâtre et de restituer l'ancienne église au diocèse orthodoxe. Mais l'emplacement du nouveau site prête encore à confusion. Affaire à suivre.

De l'autre côté de la rue, juste en face (dans le dos du photographe), vient d'être récemment construit le complexe de loisirs « Tougan avylym » (« village natal » en tatar) à vocation de distractions familiales : c'est un mini-village en bois avec bars, restaurants, billard, bowling, casino, boutiques et autres amusements pour petits et grands (ресторанно-развлекательный комплекс «Туган авылым», Луковского ул., 14).

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Un peu plus loin (à côté du centre de culture physique « Planète Fitness »), se dresse le minaret de la mosquée Zakabannaïa qui, comme son nom l'indique, est située sur la rive est du lac Kaban, à l'opposé du vieux quartier tatar (Закабанная мечеть / мечеть 1000-летия принятия ислама народами поволжья, ул. Хади Такташа, 26). Cette mosquée-médersa est également parfois également appelée « du Jubilée » ou « des 1000 ans de l'islam ». Elle a, en effet, été construite en brique rouge en 1924-26 (donc pendant la période soviétique) pour célébrer les 1000 ans de l'islamisation de cette région de la Volga selon un projet de l'ingénieur-architecte A.E. Petchnikov élaboré en 1914. Fermée dans les années 1930, elle a été restituée aux fidèles en 1991. Mosquée de type salle unique à mezzanine logée dans un volume rectangulaire à deux niveaux de fenêtres et minaret d'angle. A l'origine se trouvait un balcon intérieur au-dessus et sur la gauche de la salle à trois colonnes, balcon auquel on accédait par un escalier disposé à droite du vestibule. Salle de prière éclairée par de hautes ouvertures ogivales et fenêtres carrées à l'étage. Le volume a été divisé en deux niveaux à l'époque soviétique avec des salles d'études au niveau supérieur. Le haut soubassement carré du minaret porte une tour octogonale achevée par le volume cylindrique du lanternon entouré d'un balcon circulaire, le tout coiffé d'un dôme en ogive reposant sur une corniche sculptée. Les portails en ogive, les archivoltes des fenêtres, les chambranles en escalier et curvilignes, les arcatures du minaret donnent à l'ensemble un aspect original qui évoque l'architecture arabo-mauresque médiévale avec des interprétations modernes. Le tableau est complété par la combinaison des couleurs rouge des murs, blanche des décors en plâtre et verte des carreaux de céramique. C'est un monument de l'architecture religieuse tatare mêlant style moderne romantique et motifs musulmans orientaux.


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En poursuivant notre chemin au-delà de la rue Espéranto, on aboutit rue Pavlioukine devant la façade de l'ancien palais de la culture S.M. Kirov où s'est installé l'orchestre national tatar G. Toukaï (le tatgosphilharmonique de Kazan fondé en 1937) depuis l'an 2000 (Дворец культуры им. С.М. Кирова / Концертный зал Татарской Государственной филармонии им. Г. Тукая, ул. Павлюхина, 73). Les musiciens de l'ensemble symphonique et des orchestres de musiques de chambre ou folklorique jouent donc désormais dans une salle rénovée de 525 places. Des concerts d'orgue y sont également donnés (c'est le deuxième grand lieu de concerts de musique classique après la salle S. Saïdachev du Conservatoire).


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Toujours rue Pavlioukine, on se retrouve au n° 112 face à l'hippodrome historique de la ville, plus que centenaire mais rénové dans les années 1990 et dont l'entrée est ornée d'une sculpture moderne d'Igor Nikolaïévitch Bachmakov. La composition a été baptisée du nom de « Toulpar » par son créateur, dont nous avons pu apprécier d'autres oeuvres visibles rue Baouman comme l'horloge sculptée, la fontaine de Sou anassy, le carrosse de Catherine II... (летящий конь «Тулпар» возле старого ипподрома, работа художника по металлу Игоря Башмакова). Dans la mythologie turque (donc des peuples kazakhe, tatare et bachkir), Toulpar est un cheval ailé ou volant analogue au Pégase des grecs (il figure d'ailleurs sur l'emblème du Kazakhstan).

Suite à la construction d'un nouveau complexe international ultra-moderne de courses de chevaux (le MKSK Kazan) inauguré en 2005 sur le site de l'ancien aérodrome de la ville, dans le quartier Sovietski (rues Lubumba/Sakharov) sur une superficie de 90 ha (le plus grand en Russie, pouvant accueillir 500 chevaux), cet ancien terrain hippique devrait bientôt disparaître au profit d'un programme immobilier de logements. Amélioration de races chevalines, paris, courses de galop, de trot, derbies et autres grands prix font partie depuis très longtemps de la tradition locale.

Ceux qui ont encore de la force dans les jambes pourront poursuivre jusqu'au parc zoologique et jardin botanique situé non loin de là. Ce jardin a été fondé par Karl Fuchs 200 ans plus tôt, en 1806, auprès de l'Université impériale et a pris place depuis 1834 près de la berge du lac Kaban, rue Khadi Taktach (Казанский зооботанический сад, ул. Хади-Такташ, 112). Outre les quelques 150 espèces animales sauvages (dont des tigres de l'Amour, espèce en voie de disparition), les 350 oiseaux de la volière et autres reptiles et amphibiens du zoo, on y verra dans l'Orangerie deux palmiers plantés au XIXe siècle. Très agréable promenade dans le parc, sous les frondaisons. Rafraîchissements et restauration sur place en cas de besoin.

A suivre Kazan - Partie VIII
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Minch
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Re: Kazan - Partie VII

Messagepar Minch » dim. nov. 22, 2020 10:56 pm

Eines Abends langweilte ich mich und wusste nicht, was ich mit mir anfangen sollte. Deshalb beschloss ich, das online casino mit Paysafecard zu besuchen, das mir meine Freunde schon lange empfohlen hatten. Jetzt gibt es keine Tage, an denen ich nicht dorthin gehe.


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