Omsk et quelques monuments

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Bill

Omsk et quelques monuments

Messagepar Bill » ven. déc. 05, 2008 11:49 pm

Quelques monuments/personnages historiques à Omsk. Je vous laisse deviner qui c'est... (celui ou celle qui trouve l'intrus gagne ;)) Photos prises fin juin 2008.

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Le monument symbolique du "Globe du pouvoir" inauguré en 1997 sur la place Ivan Boukhgolts, entre la gare fluviale disposée le long de l'Irtych, l'Om et l'hôtel "Tourist" (Памятник основания города Омска, носящий название «Держава», расположен на площади Бухольца, названной именем основателя города – Ивана Дмитриевича Бухольца). Cette oeuvre du sculpteur V.A. Trokhimtchouk est une reconnaissance aux fondateurs de la ville. C'est en effet à cet endroit que débarquèrent, en 1716, les premiers colons russes qui devaient bientôt bâtir la première forteresse non loin de là, nommée d'après le nom de la rivière Om. Ivan Dmitriévitch Boukhgolts était un fidèle officier de Pierre le Grand qui participa à plusieurs de ses campagnes militaires et fut à la tête de l'expédition partie de Tobolsk en 1715 à la conquête du sud de l'Irtych peuplé de nomades Djoungars, Mongols occidentaux qui dominaient alors le Turkestan oriental. Entouré de toutes parts, assiégé, le détachement de Boukhgolts entreprit, avec l'accord du gouverneur de la Sibérie M.P. Gagarine, de créer ici, au printemps 1716, une place forte. Remplacé dans son commandement de la garnison, Boukhgolts sera peu après rappelé à Saint-Pétersbourg pour justifier de l'échec de sa mission. Il sera plus tard envoyé en mission en Sibérie orientale pour parachever des accords politiques et commerciaux avec la Chine. Il décèdera en 1741 avec le grade de général.

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Ce canon, placé à la confluence de l'Om (au second-plan) et de l'Irtych, rappelle la place du débarquement du détachement mené par le lieutenant-colonel I.D. Boukhgolts en 1716 (comme on peut le voir sur la vue suivante, avec le bâtiment de la gare fluviale à l'arrière-plan, installé lors du 280e anniversaire de la fondation de la ville, en 1996). I.A. Vakhitov/V.M. Kostioukevitch, 1996 (Мемориальный знак на месте высадки первопроходцев).

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Cette vue, prise à l'angle droit du monumental bâtiment de la bibliothèque Pouchkine (Государственная областная научная библиотека им. А.С. Пушкина, ул. Красный Путь, 11) bâti en 1995 et dont la façade est ornée de nombreuses sculptures (voir ci-dessous), montre une partie du haut-relief de 30 mètres de long qui représente quelques étapes de l'histoire de la Russie en 11 tableaux (горельеф "История культуры", sculpteur Vassili A. Trokhimtchouk, 1994). Sur la droite, un ancien hôtel particulier du début du XXe siècle (бывший особняк (начало ХХ в.), Волочаевская ул. 1). Derrière, des structures du XXIe siècle...

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Image La façade centrale de la grande bibliothèque Pouchkine est ornée de statues de personnages russes célèbres, tels que Iaroslavl le Sage, Serge de Radonège, Andreï Roublev, Nikolaï Karamzine, Alexandre Pouchkine, Mikhaïl Lermontov, Mikhaïl Glinka et Konstantin Tsiolkovski dues au sculpteur V.A. Trokhimtchouk (скульптуры выдающихся деятелей истории, культуры, науки и просвещения Отечества "Великие русские" на центральном фасаде здания библиотеки им. А.С.Пушкина). Le bâtiment de la bibliothèque, situé en centre ville, est composé de deux édifices : un de 13 étages dont 9 réservés au stockage des livres et un de 4 étages dédié aux salles de lecture. Le parvis est décoré de fontaines, de parterres et de bancs.

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Image La composition sculpturale "Liouba" (diminutif de Lioubov) située rue Lénine (l'ancienne perspective Lioubinski/Gasfordski) représente l'épouse du général-gouverneur de la Sibérie de l'ouest G.K. Gasford (1794-1874) (скульптура «Люба» на улице Ленина, I.A. Vakhitov/S.V. Norychev, 1999). Lioubov Fiodorovna Gasford, une jeune femme fragile et douce, sensible et généreuse, qui était très appréciée par les habitants de la ville, est assise sur un banc dans le parc où elle aimait se promener, près de l'ancienne forteresse (endroit par la suite affectueusement appelé "le Bois de Liouba"). Lioubacha la romantique ne vécut que peu de temps à Omsk, sa constitution fragile l'ayant trop tôt enlevée à la vie, à l'âge de 23 ans seulement, en 1852. Après la Révolution, l'avenue de Liouba (Lioubinski) est devenue la rue Lénine. Les touristes de passage comme les autochtones aiment se faire photographier sur le banc à côté de Liouba (pour un étranger à la ville, s'assoir un moment près de la dame est un présage de retour certain). En face, de l'autre côté de la rue, l'admire en secret un certain Stépan qui émerge de sa bouche d'égout... (voir la dernière photo plus bas).

Любочка на лавочке летом и зимой
Скучно ей и холодно здесь одной,
Посижу я с Любочкой,
Любочку мне жаль
Подарю я Любочке
Бабушкину шаль.

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Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski (1821-1881) vécut 4 ans en exil à Omsk à partir de 1850, chassé de Saint-Petersbourg suite à l'affaire du cercle Petrachevski. Le grand écrivain relatera cette période de sa vie dans son ouvrage Souvenirs de la maison des morts (1860). Il purgera sa peine (toutefois allégée, les punitions corporelles lui étant épargnées sur l'intervention de M. de Grave, un officier d'origine française, dernier commandant de la place forte), partageant sa vie avec des forçats de droit commun, puis, à partir de 1854, sera affecté comme officier à un régiment de Sibérie avant de pouvoir revenir dans la capitale en 1860. La caserne dans laquelle Dostoïevski fut emprisonné se trouvait derrière l'actuel théâtre d'art dramatique, rue Pierre Nékrassov, à l'époque sur le territoire de l'ancienne forteresse. Les sombres souvenirs de cette période du bagne d'Omsk se retrouveront dans le célèbre roman que Dostoïevski écrira douze ans plus tard, Crimes et châtiment, avec son épilogue se déroulant sur les bords de l'Irtych.

Il existe à Omsk deux monuments à Dostoïevski : le premier (ci-dessus), situé dans un square à côté du théâtre d'art dramatique, représentant l'écrivain "portant sa croix" (памятник Ф.М.Достоевскому/металлическая скульптура "Крест несущий"), est une sculpture en métal due à Alexandre Kapralov ; le second (ci-dessous à gauche), situé à l'intersection des rues Spartakovskaïa et Partizanskaïa (au bout de l'allée piétonne qui mène à la Porte de Tara) est une sculpture en bronze de Sergueï Golovantsev (памятник Ф.М.Достоевскому), initialement en béton mais souvent vandalisé, le précédent monument datant de 2001 a été remplacé en 2007). La façade du musée de littérature du nom de Dostoïevski (Омский государственный литературный музей им. Ф.М.Достоевского), qui occupe un petit bâtiment construit en 1799 sur le territoire de l'ancienne forteresse, est ornée d'un bas-relief représentant l'écrivain, sculpture réalisée en 1971 par D.I. Manjos (ci-dessous à droite) portant ce texte : "В этом доме бывал великий русский писатель Федор Михайлович Достоевский".

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Ce buste (ci-dessus à gauche) du peintre Kondrati P. Biélov (1900-1988), réalisé par le sculpteur V.N. Mourachev, se trouve dans le jardin du musée qui porte son nom (скульптурный портрет К.Белова, установленный у входа в музей народного художника Кондратия Белова, ул. Чокана Валиханова, 10), rue Tchokan Valikhanov. Ce musée a ouvert en 1991 dans une superbe maison en bois bien restaurée, connue localement comme "la Maison aux mezzanines" [voir une photo dans le fil "Omsk et ses maisons en bois"], autrefois propriété de F.F. Chtoumpf (1864-1921) dont le souvenir est rappelé dans l'une des salles du musée. (Une petite vidéo intéressante en russe : http://www.liveinternet.ru/users/sunnysmile007/post64302975/play).

Ci-dessus à droite, une sculpture en bronze de 3 mètres de haut récente (2006) de Mikhaïl Noguine située juste à côté du musée Vroubel, en face du théâtre d'art dramatique, représente le grand peintre russe Mikhaïl Aleksandrovitch Vroubel né à Omsk en 1856 et mort à Saint-Pétersbourg en 1910 (памятник художнику Михаилу Врубелю рядом с музеем, носящим его имя). L'artiste monte les marches d'un escalier imaginaire qui le conduit vers le ciel, vers le futur, tout en ayant le regard tourné vers le passé... Dans le musée voisin, on peut admirer au plafond deux fresques de Vroubel : "Les roses et les orchidées" et "Les roses jaunes".

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Ci-dessus, deux plaques qui commémorent des personnages célèbres ayant vécu à Omsk.

Image Celle de gauche concerne Georgui Efrémovitch Katanaïev (1848-1921), lieutenant-colonel, ethnographe et grand historien de la troupe des Cosaques de Sibérie. Plaque apposée sur la façade d'un immeuble où il travailla, à l'angle du n° 12 de la rue Korolenko (anciennement Roussinovskaïa) et du n° 6a de la perspective K. Marx (bâtiment datant de 1857, de nos jours occupé par un institut de droit devant lequel on peut également voir une sculpture de la Justice - cf. photo plus bas).

Image Image Celle de droite honore Nikolaï Mikhaïlovitch Iadrintsev (1842-1894), grand explorateur et archéologue, spécialiste des anciens peuples turcs, natif d'Omsk (il découvrit notamment l'alphabet d'Orkhon, la plus ancienne écriture connue employée pour noter le turc ; il redécouvrit aussi l'ancienne capitale mongole de Gengis Khan, Karakorum, et Ordu-Baliq, capitale de l'Empire Ouïghour). Iadrintsev fut également l'un des membres fondateurs, avec G.N. Potanine, du séparatisme sibérien, courant politique qui encourageait l'autonomie de la Sibérie vis-à-vis de l'Empire russe (c'est la raison pour laquelle il fut d'ailleurs un temps emprisonné à Omsk puis envoyé en exil dans le Grand Nord). Par ses publications et ses découvertes archéologiques menées sous les auspices de la Société russe de Géographie, Iadrintsev sera l'un des scientifiques les plus renommés de la fin du XIXe siècle. Il fut aussi un infatigable défenseur des paysans et des peuples opprimés de Sibérie, rejetant l'autocratie du tsar. Plaque apposée sur la façade du bâtiment annexe du musée Vroubel situé au n° 23 de la rue Lénine (qui donne sur la place Lénine), édifice construit en 1862, ancien palais du gouverneur-général de la place d'Omsk.

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Image C'est devant la gare ferroviaire de banlieue ouverte en 2000 (qui jouxte la gare grandes lignes d'Omsk), qu'a été installé en 2007 ce monument qui commémore le 170e anniversaire du Chemin de fer en Russie et le 110e anniversaire de la création de la voie du Transsibérien. La stèle représente les contours de l'oblast d'Omsk avec ses principales voies ferrées, stèle traversée par des rails près desquels officie un cheminot du XIXe siècle tout sourire brandissant le signal vert (стела у Пригородного железнодорожного вокзала в Омске: «установленная композиция символизирует неразрывную связь времен и поколений в истории развития железнодорожного транспорта, в частности сотрудничество Омской области и железной дороги»).

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La cerf et la biche sur la berge de l'Irtych, près de l'hôtel Omsk (памятник Оленям на ул. набережной Иртыша). Visiblement, il existe plusieurs sculptures de tels animaux en bronze dans différents endroits de la ville. C'est peut-être une tentative de réintroduction forcée en milieu urbain...

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Image Image Parmi les monuments d'avant-garde qui fleurissent à Omsk, deux sculptures originales en métal soudé du talentueux sculpteur et graphiste Alexandre Kapralov.

Ci-dessus à gauche, accolée à la façade latérale gauche du musée Vroubel, en face du théâtre d'art dramatique, la composition dite de "l'Équilibre dynamique" ou "la Balance de l'Être" (металлическая композиция "Весы бытия", 1998). Cette interprétation de 6 mètres de haut peut être interprétée de la façon suivante : c'est une échelle que l'on parcourt du bas vers le haut sensée représenter la lutte constante qu'opposent dans tout homme le spirituel (le haut) et le matériel (le bas, symbolisé par les cages qui enferment l'individu). Selon son imagination, on pourra y voir des héros de la littérature : Don Quichotte, Arlequin, et d'autres encore. Au sommet, dans une position inconfortable, le siège de celui qui, aujourd'hui, juge l'être humain. Le monument à Dostoïevski portant sa croix, situé de l'autre côté de la rue, est du même auteur.

Ci-dessus à droite, l'hidalgo Don Quichotte sur son cheval, le rêveur idéaliste et absurde qui se prend pour un justicier imaginé par Cervantes que l'on peut voir rue K. Marx, devant le théâtre du jeune spectateur (Tiouz), non loin de la cathédrale cosaque Saint-Nicolas (металлическая скульптура "Дон Кихот", 2000). 50 tonnes de métal ont été nécessaire pour cette réalisation. Je crois qu'il existe un second monument à Don Quichotte du même style ailleurs en ville. Une autre oeuvre d'Alexandre Kapralov dont l'atelier se trouve à Moskalienki, à une centaine de kilomètres d'Omsk (les imaginatifs et fans de Kapralov pourront également voir un livre ouvert en métal doré rue Lénine, devant la librairie "Tsentr-Kniga", une création énigmatique assise devant l'ancien théâtre des marionnettes, la déesse de la justice devant l'Institut juridique - cf plus bas -, sans oublier la "métaphore gastronomique" du monstrueux poisson à l'angle des rues Guertsen et Tchapaïev dont on prétend que le milliardaire Roman Abramovitch aurait voulu faire l'acquisition, etc.)

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Allez, 3 monuments à Vladimir Ilitch, parce ce fut leur choix... (et tant qu'on peut encore en voir, parce qu'ils ont tendance souvent à disparaître sans crier gare, comme ce fut le cas à l'été 2007 pour celui qui était situé non loin de la nouvelle cathédrale de la Dormition, devant la façade du bâtiment des institutions législatives et qui datait de 1935).

Ci-dessus, la grande statue qui domine la place du même nom et le square des Révolutionnaires, au bout du pont du Jubilé, où autrefois s'élevait l'église du Prophète-Elie (d'où parfois le nom de butte Saint-Elie). Ce Lénine, plutôt pensif, date de 1957 (памятник В.И.Ленину на Ильинской горке, sculpteur F.G. Abdourakhmanov, architecte A.A. Boïko). Dans le dos de Lénine se trouve la chapelle Saint-Elie. Sur la vue de droite, on aperçoit, en contrebas, la chapelle Saint-Séraphin et Saint-Alexis reconstruite dans les années 1990 (voir le fil consacré aux églises d'Omsk).

Image Image Image Ci-dessous à gauche, le plus ancien monument à Lénine encore visible à Omsk, date de 1934. Il se situe devant le bâtiment n° 65a de la rue Guertsen, à l'ombre de quelques sapins (памятник Ленину на ул. Герцена).

Image Ci-dessous à droite, une autre statue de Lénine due au sculpteur moscovite N. Tomski (on retrouve ses statues de Lénine dans beaucoup de villes russes) et qui se trouve devant le n° 10 de la rue Lénine (comme il se doit), dans sa partie haute (l'ancien "Bois de Liouba") (памятник Ленину на ул. Ленина, 10 (перед зданием первой женской гимназии)). Cet édifice, à l'architecture éclectique (E.I. Ezet), date de 1879 et hébergea le premier collège pour filles, puis un institut d'agronomie après la Révolution, un hôpital au moment de la Grande guerre patriotique, le cinéma "Khronika", la rédaction du journal "Le Jeune Sibérien" et des instances politiques du PCUS.

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Image C'est en mai 2002 que fut dévoilé le monument rendant hommage à Anastassia Larionova (ci-dessus à gauche), en face du musée de la guerre à la gloire des habitants d'Omsk, dans le jardin paysager sur le territoire de l'ancienne forteresse (памятник Анастасии Акатьевне Ларионовой - матери 7 погибших на войне сыновей). Il s'agit d'une oeuvre du sculpteur S.A. Golovantsev et de l'architecte M.M. Khakhaïev. L'artiste a voulu représenter cette femme la plus vivante possible, vêtue simplement, coiffée d'un fichu, la mine attristée, marquée par les rides qui creusent son front. Ses yeux guettent au loin, dans l'espoir d'apercevoir la silhouette de ses enfants. La main gauche est appuyée sur son coeur, comme pour retenir sa douleur. Le chien se presse aux pieds de sa maîtresse, nus, en contact direct avec le sol (symbolique de la mère et de la terre natale). Derrière la femme, on a planté 7 petits bouleaux représentant les 7 fils disparus sur le front (Grigori, Pantélaïa, Prokopïa, Piotr, Fiodor, Mikhaïl et Nikolaï). L'ensemble est placé quasi à même le sol, sans haut piédestal, afin de renforcer la proximité et l'humanité du personnage. Cette sculpture, réalisée d'après une photographie, inaugurée 30 ans après la mort de cette personne qui a réellement existé, évoque la douleur vécue par la simple femme russe qui a donné ses 7 fils pour défendre la mère-patrie lors de la Grande guerre patriotique 1941-1945.

Image Ci-dessus à droite, un monument visible en rive droite de l'Irtych, dans le district Kirov, au milieu du petit jardin du même nom, non loin de l'église Saint-Jean-de-Tobolsk (assez loin du centre ville). Ce parc s'appelait aussi parc de la culture et de repos du nom du 30e anniversaire de la Victoire. Devenu zone de friches dans les années 1990, il fut réhabilité en 2004 (памятник в саду им. Кирова (ПКиО им. 30-летия Победы), ул. Димитрова, 16). Trouvé par hasard (non répertorié sur les cartes), je n'ai pas plus d'information sur ce monument qui n'est pas en très bon état (la femme devait, je pense, porter une sorte de flambeau).

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Image Au niveau de la place Lénine, à proximité du monument au leader bolchevique, se trouve le square consacré aux héros de la Révolution et aux morts de la Guerre civile (1918-1921), en mémoire des Rouges bien sûr et non des Blancs dont Omsk fut un temps la capitale (mais un monument à l'amiral Koltchak sera bientôt inauguré ailleurs). Le pavement et les allées de ce square (мемориальный сквер "Памяти Борцов Революции") ont été entièrement refaits en 2006 (les précédents travaux dataient de 1987). Une flamme éternelle y avait été installée en 1967 en mémoire de tous les révolutionnaires disparus. On peut y voir plusieurs sculptures, bustes et statues, dont le monument qui domine la rue Lénine (à hauteur du n° 20) sur un haut piédestal, une oeuvre du sculpteur N.N. Vinogradov réalisée en 1923, qui est en fait un hommage à la première révolution prolétarienne de la Commune de Paris, monument photographié ci-dessus à droite (памятник "Парижской коммуне"). Derrière lui se trouve la flamme, elle-même placée devant un muret avec une fresque représentant les révolutionnaires en lutte (image ci-dessous). En regardant vers la droite, on peut voir plusieurs monolithes et bustes en marbre blanc (datant des années 1960 - en insert ci-dessus) de 6 héros bolcheviques tués lors de la Guerre civile à Omsk, en 1919, alignés en rang d'oignon. En regardant vers la gauche, une autre sculpture symbolique en granite (photo de gauche ci-dessus) à l'emplacement de la tombe d'internationalistes hongrois (sculpteur F.D. Bougaïenko) dont le piédestal porte cette inscription (ce sont des vers du poète V. Paltchikov) :

Взрастили вас края иные.
Но в памяти признательной своей
Вас бережно хранит Советская Россия
Как мать любимых сыновей
(qque chose comme "Vous avez grandi aux marches de notre territoire, mais la mère Russie soviétique reconnaissante vous gardera toujours dans sa mémoire comme ses fils adorés")

Ce square fut à l'origine l'un des tous premiers jardins de la ville, se situant autrefois devant la demeure du Gouverneur-général d'Omsk (aujourd'hui bâtiment attribué au musée Vroubel), le long de la voie qui sera plus tard, à partir de 1914, baptisée du nom du grand poète russe Lermontov. Ce lieu deviendra quelques années plus tard le site d'une fosse commune où seront enterrés 120 militants de la Révolution.

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C'est à l'angle des rues Kouïbychev et Maslennikov, non loin du complexe sportif V. Blinov, qu'on peut voir (ci-dessus à gauche) le buste de Valérian Vladimirovitch Kouïbychev, révolutionnaire bolchévique, chef de l'Armée rouge pendant la guerre civile russe, puis homme politique soviétique de premier plan pendant les premières années du gouvernement de Staline (бюст В.В.Куйбышева на пересечении улиц Куйбышева и Масленникова, sculpteur F.D. Bougaïenko, 1977).

Valérian Kouïbychev naquit en 1888 dans la famille d'un officier établi à Omsk, famille qui déménagea peu de temps après dans un village du Kazakhstan. Le jeune Valérian intégra l'école des Cadets d'Omsk à l'âge de 10 ans, études militaires qu'il acheva en 1905 avant d'adhérer, à l'âge de 16 ans, au Parti ouvrier social-démocrate de Russie au sein duquel il se fera bientôt remarquer. Il intégra la même année l'Académie de médecine militaire de Saint-Pétersbourg, d'où il sera révoqué un an plus tard. Ses actions politiques le mèneront ensuite à travers la Russie. De retour à Omsk, il sera une première fois arrêté, jugé puis condamné pour ses activités révolutionnaires et déporté à Narym, plus à l'est en Sibérie, où, avec Iakov Sverdlov, il créera une organisation bolcheviste. Il rejoindra Samara en 1917 où il présidera le Parti ouvrier social-démocrate et sera élu président du soviet. Au mois d'octobre, il prendra part à la prise du pouvoir de la ville par les bolcheviks. Pendant les années de la Guerre civile, il sera nommé Commissaire et membre du Conseil de guerre révolutionnaire, tout en dirigeant le Parti de la région de Samara. Membre du Présidium de l'Union des syndicats ouvriers en 1920, membre du Présidium du Conseil suprême de l'économie nationale en 1921, chef du premier plan d'électrification de la Russie, il sera ensuite nommé, à partir de 1923, Commissaire du peuple des ouvriers et paysans, puis président du Conseil suprême de l'économie nationale en 1926, membre du Politburo du Comité Central du Parti communiste de l'Union soviétique en 1927 et enfin accèdera à la direction du Comité étatique pour la planification (Gosplan) en 1930 où il dirigera la mise en oeuvre des premiers plans quinquennaux qui verront se renforcer l'industrialisation et la collectivisation du pays, sous un régime de plus en plus autoritaire. Malheureusement pour Kouïbychev, les objectifs de ces plans ne seront pas atteints et les résultats seront décevants. Malgré sa position, il ne pourra empêcher que ses frères et sa femme soient fusillés. Valérian Kouïbychev serait mort d'une crise cardiaque en janvier 1935 (en fait dans des circonstances mal élucidées - peut-être assassiné sur ordre de Staline) et ses cendres seront déposées dans le mur du Kremlin de Moscou. A l'époque soviétique, de nombreuses rues, places, entreprises, kolkhoses, palais de la culture, camps de pionniers, écoles, universités porteront son nom. De même que des villes, dont Samara sur la Volga (entre 1935 et 1991).

Image Ci-dessus à droite, ce buste de Sergueï Mironovitch Kirov est visible à l'entrée de l'Université d'Etat d'agronomie d'Omsk qui porte le nom de cet autre révolutionnaire bolchevik et homme politique soviétique (памятник С.М. Кирову на территории Омского Государственного Аграрного университета, sculpteur S.A. Golovantsev). Il existait jusqu'à peu un autre monument à Kirov dans le parc de l'université, mais ce dernier qui datait de 1938, en béton et en mauvais état, a été démonté.

Né en 1886 dans un petit village russe au sein d'une famille pauvre, très tôt orphelin, le jeune Sergueï sera élevé par sa grand-mère puis connaîtra l'orphelinat avant d'intégrer l'école de chimie industrielle de Kazan, entre 1901 et 1904 (alors étudiant sous son vrai nom de Sergueï M. Kostrikov), avant d'adhérer au Parti ouvrier social-démocrate et de participer à la révolution de 1905 (à Tomsk) en rejoignant les rangs des bolcheviks. Arrêté, relâché, à nouveau fait prisonnier dans le Caucase entre 1906 et 1917 pour ses activités subversives et révolutionnaires, Kirov prendra part à la révolution de 1917 et à la guerre civile, prendra fait et cause pour Staline, gravira rapidement tous les échelons de l'appareil dirigeant (chef du comité révolutionnaire d'Astrakhan en 1919, Premier secrétaire du Parti communiste azerbaïdjanais en 1921) jusqu'au Politburo en 1930. Très populaire, Staline le nommera en 1926 à la tête du Parti à Leningrad où il sera assassiné en 1934 (à l'Institut Smolny), peut-être à l'instigation de Staline lui-même qui le voyait comme un dangereux rival, évènement qui sera le point de départ des grandes purges staliniennes (élimination de la clique de Zinoviev et des "vieux bolcheviks").

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Image Situé près de la berge de l'Irtych, au bout du boulevard de la Victoire qui relie la perspective K. Marx au quai, la stèle à la gloire des Héros (ci-dessus à gauche) orne l'esplanade qui fut aménagée dans les années 1960 à l'emplacement de vieilles maisons et de l'ancien combinat de boucherie (Мемориал "Слава героям", бульвар Победы). A l'est de cette zone piétonne de 300 mètres de long, de l'autre côté de l'avenue K. Marx, fut construit le cirque et un peu plus tard, à l'ouest en direction de l'Irtych, un mémorial avec ce monument dévoilé en 1985 pour le 40e anniversaire de la Victoire contre l'Allemagne nazie (sculpteurs S.A. Golovantsev, L.I. Semenov, architectes I.F. Zaïtchenko, V.A. Chevtchenko). C'est un obélisque de 22 mètres de haut en béton armé en forme d'étoile à 5 branches dont le sommet est découpé en forme d'étendard et dont la base est occupée par des statues de deux soldats, un ouvrier et une kolkhozienne (symbolisant l'unité du peuple entre le front et l'arrière) et une jeune fille avec un pigeon. Cette stèle est entourée de deux bas-reliefs sur lesquels ont été gravés les noms de héros de l'Union soviétique et du Travail décorés à cette occasion. Sur la gauche se trouve un char T-34 sur un piédestal.

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Le monument au maréchal Gueorgui Konstantinovitch Joukov (ci-dessus à droite), grande gloire nationale, célèbre stratège militaire, héros de Moscou, de Stalingrad et de Koursk, homme politique soviétique, orne le carrefour entre les rues Joukov et des 10 ans de la Révolution d'Octobre, derrière le théâtre d'art lyrique et son jardin attenant (памятник Г.К.Жукову, ул. Маршала Жукова).

Image Image Ce mémorial inauguré le 8 mai 1995, créé par les architectes et sculpteurs I.A. Zakharov, A.A. Tsymbal, V.A. Chamardine et L.I. Semenov, consiste en une butte artificielle de 11,5 mètres de dénivellation dont on accède au sommet par une série de gradins. Au plus haut, posée sur un grand piédestal tout blanc qui la met en valeur (portant l'inscription laconique «Маршал Победы Жуков Георгий Константинович»), trône la statue en bronze de 5 mètres du maréchal en grand uniforme et bardé de ses décorations, dont l'expression réunit le courage, la volonté, la fermeté, l'indépendance du personnage. Les murs des rampes d'accès sont décorés de bas-reliefs avec des étendards et les noms des divisions formées à Omsk parties combattre sur le front et dont près de la moitié des hommes servirent dans des unités commandées par Joukov.

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(photo de droite (c) 2006 Tim Brown)

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Automne 2008 dans le parc de la Victoire à Omsk (photo (c) 2008 ugeen-omsk) - image satellite : cliquer

Ayant franchi le pont de Leningrad au-dessus de l'Irtych, en allant vers le district Kirov, on peut s'arrêter au bout de 500 m et descendre les escaliers à main gauche pour ensuite se diriger et parcourir le grand parc dit de la Victoire (Парк культуры и отдыха имени 30-летия Победы). Cette zone boisée, autrefois submersible par hautes eaux, dans laquelle serpente la petite rivière Zamaraïka, a de tout temps été un lieu de repos pour les Cosaques des steppes sibériennes. C'est après la mise en service du pont en 1959 que ce territoire, situé en rive gauche du fleuve et au sud des premières habitations du district Kirov, à environ 3 km du centre ville, commença à être aménagé et mis en valeur. Le projet du parc de la Victoire a été supervisé par l'architecte V.N. Antoninov. Il occupe un espace triangulaire de 214 hectares limité d'une part par l'Irtych et d'autre part par des autoroutes urbaines au nord et à l'ouest qui en facilitent l'accès depuis le centre ville et depuis les anciens et nouveaux quartiers du district Kirov. C'est de nos jours une vaste zone de repos prisée des habitants d'Omsk, également peuplée de nombreux oiseaux et animaux qui apprécient ces terrains alluviaux, entre frange fluviale, îlots et ligne d'étangs où poussent bouleau, sapin, mélèze, épicéa, orme, tamaris, saule, etc.

Image Image C'est en 1974 que la municipalité décida d'aménager dans cette zone un parc de 25 hectares en l'honneur du 30e anniversaire de la Victoire contre l'Allemagne nazie et en mémoire des quelques 150000 combattants d'Omsk qui ne sont jamais revenus des champs de bataille. Un an plus tard, le mémorial dédié aux sibériens-combattants de la guerre était inauguré (Мемориал воинам-сибирякам, героическим защитникам Родины в годы Великой Отечественной войны 1941-1945 годов). Aux deux extrémités d'une vaste esplanade pouvant accueillir jusqu'à 10000 personnes se dressent des gigantesques sculptures : celle de 14 mètres de haut du soldat vainqueur porteur du glaive et des lauriers de la victoire (14-метровая скульптура Солдата-Победителя) et celle de la sculpture non moins imposante de 9 mètres de haut de la Sibérienne accompagnée de son fils (девятиметровая скульптура Матери-Сибирячки с сыном) - photos ci-dessus. Les bouleaux plantés derrière la femme et l'enfant symbolisent le peuple. Cette esplanade de 230 mètres de long («дорога войны») est ornée sur ses côtés de 18 monolithes de granit de 1,5 à 3 mètres de haut, gravés avec des scènes thématiques reflétant des épisodes de la guerre. Encadrant cette allée jusque derrière la statue du Soldat, des rangées de sombres sapins. Les monuments et le plan d'ensemble sont des réalisations des sculpteurs et architectes D.B. Riabytchev et N.A. Kovaltchouk, V.I. Zimmerman, M.M. Khakhaïev et I.F. Khodzhenko. Une chapelle en l'honneur de trois saints guerriers fut érigée dans le parc de la Victoire en 1996 (Часовня освящена во имя трех святых воинов Руси: Георгия Победоносца, Александра Невского и Дмитрия Донского - cf. le fil sur les églises d'Omsk). Le mémorial a été rénové en 1995 à l'occasion du 60e anniversaire de la Victoire (notamment par l'ajout de projecteurs).

Image Image C'est en février 2005 que fut dévoilé dans le parc un autre monument dédié à tous les soldats et combattants originaires d'Omsk disparus pendant les "conflits locaux" depuis la Seconde Guerre mondiale ou en temps de paix (мемориал сыновьям омской земли, жертвам локальных войн и «горячих точек»). Ce monument circulaire, en marbre, dû à I. Vakhitov et S.V. Voïévodine, présente en son centre un globe symbolisant la mémoire et est surmonté d'une arche en acier au milieu de laquelle d'une torche brûle (enfin, est sensé brûler) la flamme éternelle. Autour du globe, on peut lire cette inscription : «Сыновьям омской земли, выполнившим свой воинский долг перед Отечеством, посвящается» (Aux fils de la terre d'Omsk qui ont pleinement accompli leur devoir envers la Patrie). A noter qu'il existe par ailleurs, dans le district Kirov, un autre monument dédié aux combattants de la guerre en Afghanistan.

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Image Image Cette statue en métal soudé couleur bronze patiné de Themis, déesse de la Justice, située devant la façade de l'Institut juridique situé au n° 12 de la rue Korolenko (anciennement Roussinovskaïa) et à l'angle du n° 6a de la perspective K. Marx, est encore une oeuvre du sculpteur Alexandre Kapralov (Богиня правосудия - статуя Фемиды - у стен Омского юридического института, ул. Короленко 12). Elle a été dévoilée en juin 2007 devant le bâtiment qui, avant d'héberger un institut, fut autrefois un centre administratif de la troupe des Cosaques de Sibérie installé dans l'un des plus anciens édifices d'Omsk puisque sa construction a été achevée en 1857 (architecte G.S. Verchinine) - et d'où la plaque au général G.E. Katanaïev vue plus haut. La sculpture de 2,2 mètres de haut est posée sur un piédestal de 0,80 m. Themis (ou Fémida en russe), déesse de la Justice chez les Grecs puis les Romains, porte dans sa main la balance symbole qui fait référence à l’idée d’équilibre et de mesure (départager chacun en pesant le pour et contre), et a les yeux masqués par un bandeau, symbole de l'impartialité, tandis que le glaive est l'attribut de la force publique et de la punition. Les courtes ailes dans le dos (non visibles sur la photographie ci-dessus à gauche) évoquent à la fois la rapidité et l'imminence du châtiment ainsi que le caractère divin du personnage.

Image Image Image Ci-dessus à droite, le monument à Tchokan Valikhanov est situé dans la rue du même nom (piétonne dans cette zone), non loin du carrefour avec la rue Lénine, n° 39. Ce monument en bronze de près de 2 tonnes, posé sur un piédestal en granit rouge, est une réalisation du sculpteur kazakh Azamat Baïarline (2004) - il est gravé sur le piédestal que c'est un don du Président de la République du Kazakhstan, N.A. Nazarbaïev, à la ville d'Omsk (памятник Чокану Валиханову, ул. Чокана Валиханова 6). Tchokan Tchingissovitch Valikhanov (1835-1865) fut un jeune et brillant officier kazakh formé au Corps des Cadets d'Omsk qui porta toute sa vie durant l'uniforme impérial russe. Militaire et fonctionnaire, secrétaire et historien, grand civilisateur kazakh ami de Dostoïevski (petite photo ci-dessus au-centre, Tchokan Valikhanov et Fiodor Dostoïevski en 1858 - cliquer), il servit notamment comme aide-de-camp auprès du commandant gouverneur-général Gasford (l'époux de Liouba) et fut à ce titre dépositaire des archives de l'Etat russe dans cette région occidentale de l'Asie. Valikhanov, un descendant de la lignée de Gengis Khan, est considéré comme le père de l'historiographie et de l'ethnographie kazakhes (l'Académie des Sciences du Kazakhstan porte son nom). Ce monument est placé devant la façade de style Art-nouveau de l'ancien hôtel particulier de K.A. Grinevitski bâti en 1914, plus tard une coopérative d'Etat après la Révolution avant d'abriter l'Union des architectes à partir de 1978 et, depuis 2004, le Consulat du Kazakhstan à Omsk.

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Image Image Nous clôturons cette série d'images avec ce brave Stépan (et non Joe) le Plombier qui, de sa bouche d'égout située à hauteur du n° 14 de la rue Lénine (l'ancienne voie Lioubinski), clef à molette posée sur la trappe, observe avec tendresse la jeune Liouba assise sur son banc juste en face de la rue (скульптура "слесарь/сантехник Степаныч"). Comme la sculpture de la jeune femme, c'est une oeuvre de I.A. Vakhitov et S.V. Norychev dévoilée en 1998 le jour de la Fête de la ville. Le populaire Stépan, véritable héros de notre temps et figure d'Omsk, a même été utilisé sur des affiches de propagande politique, à tel point que certains fonctionnaires pointilleux ont osé demander, à Moscou, si le technicien en question avait bien donné son accord pour ainsi figurer sur les photos... :) Au fait, si vous passez par là, n'oubliez pas de filer une cigarette ou une bière à Stépan, il vous en remerciera et vous n'aurez plus de problèmes de robinets à la maison ! Note : Stépan a aussi des collègues en fonte à Iékaterinbourg, Sotchi, Krasnoyarsk, Tcherkassi, Berdiansk, Gomel, Bratislava, Stokholm...

ageeva
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Messagepar ageeva » ven. déc. 05, 2008 11:55 pm

S'agirait-il de la pb "l'étoile" avec Patricia Kaas?

tiko

Messagepar tiko » sam. déc. 06, 2008 12:02 am

J'en vois un autre avec Don Quichotte...

J'ai bon, dis .... ?

Bill

Messagepar Bill » sam. déc. 06, 2008 12:03 am

ageeva a écrit :S'agirait-il de la pb "l'étoile" avec Patricia Kaas?

Eh bien oui ! Mademoiselle ageeva a gagné un superbe cadeau offert par Л'Этуаль à venir retirer dans le magasin le plus proche avec une dédicace spéciale de notre Patricia nationale !! ;)

tiko

Messagepar tiko » sam. déc. 06, 2008 12:05 am

toujours les mêmes qui gagnent, scrogneugneu ...

Bill

Messagepar Bill » sam. déc. 06, 2008 12:06 am

tiko a écrit :J'en vois un autre avec Don Quichotte...

Mention spéciale pour tiko qui s'est mis la lance de l'Hidalgo de la Manche dans l'oeil, mais qui a droit à un cadeau de rattrapage pour son aimable participation ! :)

tiko

Messagepar tiko » sam. déc. 06, 2008 12:16 am

ah quand même, un peu de respect pour les anciens ! :lol:

Au passage, encore félicitations pour tes photos Bill. C'est nickel !

ageeva
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Messagepar ageeva » sam. déc. 06, 2008 1:37 am

Tiko, si c'est du maquillage, je partagerai avec toi

Bill

Messagepar Bill » sam. déc. 06, 2008 1:44 am

ageeva a écrit :Tiko, si c'est du maquillage, je partagerai avec toi

Regarde bien l'affiche... Tu le vois toi, tiko, en paréo (même de style) ? ;)

tiko

Messagepar tiko » sam. déc. 06, 2008 1:57 am

Mais c'est qu'ils oseraient se moquer de moi, j'y crois pas !

Jozeph
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Messagepar Jozeph » sam. déc. 06, 2008 2:16 pm

merci pour la visite :)

Bill

Messagepar Bill » sam. déc. 06, 2008 6:04 pm

J'édite au fur et à mesure le premier message pour y insérer des commentaires sous les photos. Comme je dis toujours : voir c'est bien, comprendre, c'est mieux ! :)

Regis

Messagepar Regis » sam. déc. 06, 2008 9:24 pm

je n'interviens pas souvent dans tes posts Bill, mais comme d'habitude, merci enormement pour nous emmener en voyage. :super

Bill

Messagepar Bill » sam. déc. 13, 2008 9:48 pm

Bill a écrit :J'édite au fur et à mesure le premier message pour y insérer des commentaires sous les photos. Comme je dis toujours : voir c'est bien, comprendre, c'est mieux ! :)

Voilà, je pense que j'en ai assez écrit... On pourrait peut-être passer à autre chose, non ?

Allez, un dernier pour "la route" ;)

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C'est en octobre 1980, pour le cinquantenaire de l'Académie sibérienne des Transports d'Omsk (sise avenue de la Paix), qu'eut lieu l'inauguration de ce monument honorant les efforts des chauffeurs soviétiques pendant la Grande guerre patriotique 1941-1945 (architecte I.B. Boroussevitch, un ancien élève de l'Ecole, ingénieur E.V. Sipple). Sur le haut piédestal, on peut voir le camion ZiS-5V, l'un des véhicules les plus populaires des années 1930 en Union soviétique (памятник грузовику ЗИС-5 у СибАДИ).

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Le simple et robuste Zis-5 (ZiS pour Zavod imeni Stalina = usine moscovite du nom de Staline) à 2 essieux et 6 roues, instrument principal du transport militaire soviétique durant la dernière guerre, et très souvent confondu avec le Ford de construction russe, était un très lointain descendant des camions Fiat-15ter produits sous licence dès 1916 en Russie tsariste, par l'usine Amo (Avtomobilnoïé Moskovskoïé Obchtchiestvo). En 1931, quatre camions Amo-3 effectuèrent un raid particulièrement éprouvant pour la mécanique : Moscou-Karakoum-Moscou. Après cette épreuve, les quatre véhicules furent entièrement démontés, chaque pièce minutieusement examinée. Chaque élément abîmé ou simplement "fatigué" fut réétudié. De ce travail naquit un nouveau camion, le Zis-5, pratiquement "incassable". Très résistant. acceptant les carburants de la plus mauvaise qualité, tolérant les brutalités et les erreurs de chauffeurs occasionnels ou inexpérimentés et ne répugnant pas, le cas échéant, aux parcours en tout-terrain, le Zis-5 devait obligatoirement réussir une "carrière militaire". Si le premier modèle de ZiS-5 fut produit à Moscou dès 1933 et ce jusqu'en 1941 (plus de 325000 exemplaires), la version -5V fut quant à elle produite entre 1942 et 1948 (plus de 207000 exemplaires), principalement à Miass, dans l'Oural, comme l'indiquera sur le radiateur la mention "OuralZiS" (cette branche de l'usine moscovite ZiS est devenue le fabricant OuralAZ dans les années 1960). Le ZiS-5 puis le ZiS-6, successeur du ZiS-5, deviendront pendant la guerre les plates-formes de tir standards du fameux lance-roquettes en rafales "Katioucha" (BM-13).

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Messagepar ouzdina » ven. juil. 24, 2009 7:53 pm

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Que reste t'il,s'il reste queque chose, du bagne d'Omsk?
Merci.
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